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JET LAG VERTIGE VIRTUEL ENTRE CIEL ET MER Jet Lag s'inspire de deux faits divers des années 60 dont la réalité dépasse la fiction. Se succèdent dans une allégorie virtuelle, l'histoire d'un navigateur britannique en situation d'échec et celle d'une grand-mère américaine qui entraîne son petit-fils dans un voyage insensé. Bluff ... Décalage ... Dérapage. Dans la première partie, le journaliste Donald Crowhurst (Rodger Dearborn) lancé en solitaire dans une Course de voiliers autour du monde décide de manipuler les informations qu'il doit envoyer à la BBC, plutôt que d'admettre qu'il tourne en rond dans l'Atlantique. Son journal de bord et ses registres de navigation témoigneront de son enfoncement dans une folie menant au suicide. Dans la seconde partie, Sarah Krassnoff (Doris Schwartz), pour échapper à la prescription de son gendre qui souhaite envoyer son fils en traitement psychiatrique, effectuera accompagnée de l'enfant 167 aller-retour en avion, sans jamais quitter les aéroports. La vieille dame ne survivra pas à un tel déséquilibre physique et psychologique. Combinant action sur scène, narration, vidéo live et enregistré, Jet Lag s'offre comme une méditation sur la modernité, sur l'angoisse née de la perte de repères. Au premier plan de cette performance multimédia créée par la compagnie d'avant-garde new-yorkaise The Builders Association en collaboration avec l'agence Diller+Scofidio, les nouvelles technologies déjouent tous les repères de temps et d'espace et réinventent le théâtre. La mise en scène de Marianne Weems est soutenue par le texte de Jessica Chalmers, les images vidéo de Christopher Kondek, l'animation par ordinateur de James Gibbs / Eric Schuldenfrei, l'environnement sonore de Dan Dobson et les éclairages de Jennifer Tipton qui rivalisent d'audace pour créer l'inédit. Distribution Bill Velin
: Nantucket / Lincoln Schwartz
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