
La vie en clair-obscur
Semblant sorties tout droit de cabarets des années 1940, trois danseuses félines et espiègles feignent l’assurance. Les hommes leur opposent un aplomb rayonnant. Mais pour combien de temps ? Une lumière entre chien et loup croque à même l’obscurité un monde où règne l’ambiguïté. Les corps qui se rapprochent vont-ils s’aimer ou s’entre-dévorer ? Impossible de le dire. L’électricité est palpable dans cette toute nouvelle création de Danièle Desnoyers. Les certitudes ne durent jamais longtemps. Les moments de plaisir et les explosions de joie portent aussi leur part d’ombre. L’ordre n’existe qu’à l’envers du chaos.
Quatre ans après y avoir présenté Là où je vis, Danièle Desnoyers revient au FTA pour livrer une de ses enlevantes radioscopies de la société humaine. Cherchant à étancher son inextinguible soif d’espace, elle déploie un langage à forte densité émotionnelle dans Sous la peau, la nuit. Une œuvre ludique, tonique et sensuelle.
Tarif régulier : 40 $
30 ans et - / 65 ans et + : 35 $
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D’abstraction et d’émotion
Quand elle amorce sa carrière en 1986 avec Des héros désaffectés, Danièle Desnoyers s’inscrit à contre-courant des tendances en sondant l’expressivité du corps à travers un minimalisme gestuel. C’est d’ailleurs de l’anatomie qu’elle tire le nom de sa compagnie, Le Carré des Lombes, qu’elle fonde en 1989. Et si elle développe un langage plus foisonnant ainsi qu’une dextérité dans la vitesse avec Du souffle de sa tourmente, j’ai vu, qui lui vaut une reconnaissance internationale dès 1994, c’est avec Discordantia, présentée au FIND en 1997, qu’elle entame un cycle de création où elle place le corps en dialogue avec des environnements sonores complexes, parfois dissonants. Duo pour corps et instruments compte parmi les œuvres marquantes de cette période qui s’achève avec Play it again! Après Là où je vis (FTA, 2008), qui conjugue danse et arts visuels, la chorégraphe québécoise délaisse momentanément toute collaboration interdisciplinaire pour exalter le plaisir de danser dans Dévorer le ciel, puis l’expressivité du corps dans Sous la peau, la nuit.
Mettant en scène des distributions solides composées de personnalités fortes, les œuvres de Danièle Desnoyers portent en elles la dualité du monde. Navigant entre formalisme et déconstruction, ordre et chaos, rigueur et folie, tonicité et relâchement, elles affichent une signature volubile, généreuse et tout en finesse, d’où se dégagent humour et sensualité.
« La géométrie gestuelle est recherchée, élancée, vive et dansée avec un ressenti communicatif. (…) la constante de son écriture chorégraphique, c’est justement le corps, le mouvement pur, complexe, souverain et toujours livré avec une folle énergie. »
Aline Apostolka, La Presse (Dévorer le ciel, 2010)
« Jamais plat et convenu, le paysage de sa danse accueille vibrations, tumultes et distorsions. Des motifs vivants, des résonances se créent dans un espace de vie, d’appels, de réponses, de relances, de chutes, de reptation. […] La gestuelle est brute, pressée, tonique, entre l’étranglement et la liberté, la restriction et l’échappée. »
Ariane Fontaine, JEU n°129, décembre 2008
« Danièle Desnoyers met les corps au diapason de l’émotion romantique dans Là où je vis. »
Frédérique Doyon, Le Devoir, 18 mai 2008
"Things literary vibrated (…) during the world premiere of Montreal choreographer Danièle Desnoyers’ Là où je vis. (…) Desnoyers has demonstrated a solid understanding of pure movement since the beginning of her career, almost 20 years ago. With Là où je vis, her style has matured into something confident and beautiful to behold. It doesn’t hurt to have such charismatic performers in your camp."
Kathryn Greenaway, The Gazette, 2008
UN SPECTACLE DE Le Carré des Lombes
CHORÉGRAPHIE Danièle Desnoyers
AVEC Tal Adler Arieli + Karina Champoux + Paige Culley + Bernard Martin + Pierre-Marc Ouellette + Anne Thériault
LUMIÈRES Mikko Hynninen
COSTUMES Denis Lavoie / Le carré vert
MUSIQUE Nicolas Bernier + autres
VIDÉO Xavier Curnillon
COPRODUCTION Festival TransAmériques EN COLLABORATION AVEC Baryshnikov Arts Center (New York) + Tanzwerkstatt (Berlin) + Circuit-Est Centre chorégraphique
RÉDACTION Fabienne Cabado

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