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Théâtre

Nathan

(NathanBénédictestunYiKing)
Emmanuel Schwartz | Abé Carré Cé Carré / Montréal
26, 27, 28 mai
Théâtre

De l’Amérique comme brûlure
Il n’est plus qu’un cerveau, un cœur et deux poumons maintenus en vie dans une cuve de solution saline. Nathan Bénédict, s’enorgueillissant d’avoir glorieusement réussi son auto-combustion, a connecté son encéphale aux ordinateurs de l’hôpital. Il arrive ainsi à contraindre personnages et acteurs à raconter l’histoire de l’Amérique à travers la grotesque et grouillante saga d’incestes, de meurtres et de forfaitures qu’il prête à l’ascendance de sa famille d’intellectuels stériles et dévoyés.

Le très enflammé Emmanuel Schwartz déploie pleinement l’univers baroque qu’il avait esquissé dans ses Chroniques avec ce foisonnant théâtre-fleuve traversé de fulgurances sauvages. Dans son théâtre cruel, ce qui est avancé est aussitôt défait, comme l’Amérique détruit systématiquement son passé pour mieux fuir dans un perpétuel présent. Assumant la mégalomanie de son personnage principal, l’auteur et metteur en scène, comme Artaud, veut rendre au langage ses possibilités d’ébranlement physique et son pouvoir de déchirer.

Billets
26 mai - 19 h 00
27 mai - 19 h 00
28 mai - 19 h 00
Durée : 2 h 30

Avec entracte

En français

Tarif régulier : 30$
30 ans et moins / 65 ans et plus : 25$

Forfaits en vente
15% à 40% de réduction 

En parallèle

Rencontre avec les artistes en salle après la représentation du 27 mai
26, 27, 28 mai / Théâtre Rouge du Conservatoire / Google Map
4750, rue Henri Julien
Metro Laurier
Artistes
Emmanuel Schwartz © Maude Chauvin
Emmanuel Schwartz

Se donner les moyens de la singularité
Comédien, musicien, metteur en scène et auteur, Emmanuel Schwartz mène simultanément depuis sa sortie de l’option-théâtre du collège Lionel-Groulx en 2004 une série de démarches artistiques radicales, en complicité avec des artistes comme le chorégraphe Dave St-Pierre, le réalisateur Denis Villeneuve, l’auteur et metteur en scène Olivier Kemeid, le metteur en scène Marc Beaupré — pour qui il a été un Caligula à la hauteur des cauchemars d’aujourd’hui — et l’auteur-metteur en scène Wajdi Mouawad, dont il a mémorablement interprété le Wilfrid de Littoral. Créateur atypique, déjà porteur d’un grand souffle furieux, Emmanuel Schwartz travaille dans ses œuvres à harnacher la force antique des mythes pour donner à voir ce qui se joue réellement dans les conflits policés qui tissent la vie contemporaine.

En 2005, Emmanuel Schwartz et Wajdi Mouawad ont fondé Abé Carré Cé Carré. Cette compagnie que dirigent les deux artistes — l’un juif, l’autre arabe, chacun à tour de rôle devenant l’outil de l’autre — a donné tout autant la tétralogie du Sang des promesses de Wajdi Mouawad (2009) que les Chroniques d’Emmanuel Schwartz (2010). Elle se veut un lieu de dialogue entre deux artistes singuliers et un pôle de création ouvert au travail de longue haleine pour lequel les modes de production standards sont inadéquats.

Échos des médias

« Coup de foudre professionnel entre deux hommes de théâtre: l’éminent auteur-metteur en scène libano-québécois, qui dessinait alors sa mirobolante saga théâtrale, avait reconnu une parenté d’âmes avec ce gamin polyvalent à la présence scénique exceptionnelle. Les deux bandes magnétiques s’étaient trouvées et, ensemble, elles formèrent une entité à angles droits, la compagnie de production montréalaise Abé Carré Cé Carré. »
        Mélissa Proulx, Voir, 10 septembre 2009


“…we can’t help but tip our hat off to an enterprising young talent with a fertile mind and a fascinating worldview. […]In fact, the wide-ranging – and extensive – resume this 27 year-old has built up in recent years is nothing short of remarkable.”
       
Michael-Olivier Harding, Nightlife, June 4, 2010


A PROPOS DE CHRONIQUES

« Avec Chroniques, Emmanuel Schwartz, Alice Ronfard et Jérémie Niel font souffler sur la scène théâtrale montréalaise un air particulièrement vivifiant. […] Chroniques, l’une des créations les plus attendues de cet automne. Le triptyque, coproduit par Abé Carré Cé Carré et Pétrus, est particulièrement contrasté, souvent habité par une énergie adolescente, c’est-à-dire pleine de conviction et de débordements, mais aussi par une spectaculaire remise en question de l’ordre établi, une immense soif d’authenticité. […] En somme, Schwartz peut être fier de ce qu’il a accompli ici. On ne saurait trop vous conseiller de l’avoir, comme nous, dans le collimateur. »
       
Christian St-Pierre, Voir, 1 octobre 2009


« Avant de faire un théâtre d’action et de dialogue, il fait un théâtre narré, intéressé par les questions d’identité et la poésie. […] De sa plume naissent par ailleurs des phrases d’une grande beauté et chargées de sens. »
        Alexandre Vigneault, La Presse, 30 septembre 2009


A PROPOS DE CALIGULA REMIX

« Schwartz est grandiose, puissant dans sa faiblesse. Ce comédien au faciès plus doux que son jeu, impressionne par sa force vocale et physique, portant le rôle de Caligula, dans tout son marasme et sa douleur. »
       
Julie Ledoux, BangBang, 17 février 2012

Crédits

Crédits

UN SPECTACLE DE Abé Carré Cé Carré
TEXTE ET MISE EN SCÈNE Emmanuel Schwartz
AVEC Larissa Corriveau + Francis La Haye + Dominique Leclerc + Alexis Lefebvre +  Jean Marchand + Marie-France Marcotte + Bernard Meney + Étienne Pilon + Ève Pressault + Mani Soleymanlou + Guillaume Tellier + Fanny Weilbrenner
DRAMATURGIE Alice Ronfard
SON Francis La Haye + Emmanuel Schwartz
LUMIÈRES Martin Sirois
COSTUMES Fruzsina Lànyi

COPRODUCTION Festival TransAmériques + Centre national des Arts du Canada (Ottawa)

RÉDACTION Paul Lefebvre
TRADUCTION Neil Kroetsch

Création au Centre national des Arts du Canada, Ottawa, le 2 mai 2012

INFO-FESTIVAL
514 844 3822 / 1 866 984 3822