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Danse

Aaléef

Taoufiq Izeddiou | Anania / Marrakech
4, 5, 6 juin
Danse

L’identité à contre-jour
Pionnier de la danse contemporaine au Maroc, Taoufiq Izeddiou fait son entrée en Amérique du Nord avec une œuvre qui rue dans les brancards du conformisme chorégraphique. Animé de la rage des corps et des esprits trop longtemps tenus au silence, il se bat comme un diable dans le contre-jour d’une triple rampe de projecteurs braqués vers l’arrière-scène. Homme sans visage aux prises avec d’invisibles ennemis. Silhouette anonyme assoiffée de lumière et d’espace. Il joue des poings, des hanches, des pieds, de la voix. Pris dans les entrailles de sa propre histoire, il cherche une sortie. Bientôt, il fixera le soleil avec la fougue et l’insolence de ceux qui n’ont plus rien à perdre.

Portée par la vague du Printemps arabe, Aaléef actualise les traditions et questionne les possibles au seuil d’une liberté nouvelle. Taoufiq Izeddiou y affirme une identité chorégraphique originale, forte et assumée.

Billets
4 juin - 20 h 00
5 juin - 20 h 00
6 juin - 20 h 00
Durée : 45 m

Tarif régulier : 20 $
30 ans et - / 65 ans et + : 18 $

Programme de soirée

Forfaits en vente
15% à 40% de réduction 

En parallèle

Rencontre avec les artistes en salle après la représentation du 5 juin
4, 5, 6 juin / Théâtre Prospero / Google Map
1371, rue Ontario Est
Metro Beaudry
Artistes
Taoufiq Izeddiou
Taoufiq Izeddiou

Transcender les traditions
C’est à Marrakech, sa ville natale, que Taoufiq Izeddiou se découvre une passion pour la danse contemporaine après quelques cours de classique et de jazz moderne. Au fil d’une formation qu’il qualifie de « sauvage », il trouve des maîtres dans les figures de chorégraphes comme Joseph Nadj, Daniel Larrieu, Héla Fattoumi et Éric Lamoureux. La rencontre du Franco-Guyano-Vietnamien Bernardo Montet, directeur du Centre chorégraphique national de Tours, lui ouvre la scène professionnelle en 1997. Pendant huit ans, ils partageront leurs questionnements sur l’origine et sur l’identité.

Parallèlement à sa carrière de danseur, Taoufiq Izeddiou signe sa première chorégraphie en 2000. L’année suivante, le solo Danse Nord le place sur la carte du monde chorégraphique. En 2003, le succès de la pièce de groupe Fina K’enti dans les communautés arabes l’incite à fonder Anania, première compagnie de danse contemporaine au Maroc, avec les chorégraphes Bouchra Ouizguen et Said Aït El Moumen. Deux ans plus tard, il crée le festival de danse On marche, et la mise en place d’un nécessaire programme de formation le décide bientôt à passer son diplôme d’État en France pour renforcer ses compétences pédagogiques. Toujours à cheval entre les deux pays, il crée des œuvres qui explorent l’hypocrisie sociale, les tensions entre tradition et modernité, entre nord et sud, et qui libèrent les corps à la faveur de la nuit. Après Cœur sans corps, Déserts désirs et Aataba, entre autres, Aaléef est sa neuvième création.

Échos des médias

« Une mise à nu : c’est un peu à cela que procède de son côté, métaphoriquement, Taoufiq Izeddiou, dans son solo Aleef, accompagné d’un musicien performer. Le chorégraphe marocain puise au plus creux de la pénombre une construction intransigeante de lui-même. Cela tient du fantastique, de l’onirique, mais tout autant d’un furieux concret. Acre, entêté, l’artiste balance son corps qui ne doit rien aux canons de la grâce dansante, dans un secouement de sa carcasse, que soutient tout l’espace qu’il projette. »
       
Gérard Mayen, Mouvement, 11 avril 2011


« On ne l'a jamais connu aussi physique, engagé de tout l'être, y compris avec la voix. […] Ce soliloque, dansé par un corps massif aux cuisses puissantes, rend sans doute palpable la part obscure de l'artiste. C'est d'autant plus efficace que sa trajectoire simple, fortement déterminée dans l'espace, s'effectue avec le minimum de moyens pour affirmer une volonté de découvrir. »
        Muriel Steinmetz, L’Humanité, 4 avril 2011


« Aléeff est étreint d’une vigoureuse exaltation onirique dont les replis insoupçonnés aiguisent les accents de vérité, qui ne trompent pas. »
        Gérard Mayen, Danser,  janvier 2011


« Au delà du sens qui est mis dans ce travail, le chorégraphe maintient un enjeu esthétique majeur, la pensée de la modernité. Ce qu'Aaleef porte de modernité, c'est-à-dire une jointure entre l'ancien et le contemporain, s'élabore dans une présence scénique précaire, instable et qui donne à voir sa fragilité et sa fugacité. »
        Amandine André, laviemanifeste.com, janvier 2011

Crédits

Crédits

UN SPECTACLE DE Compagnie Anania
CHORÉGRAPHIE ET INTERPRÉTATION Taoufiq Izeddiou
MUSIQUE LIVE Maâlem Adil Amimi
CONCEPTION SONORE Guy Raynaud
LUMIÈRES Taoufiq Izeddiou

COPRODUCTION Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France (Rabat) + Institut français (Paris) + Centre National de la danse (Pantin) + Centre chorégraphique national de Tours + Centre chorégraphique national de Caen + Scène Nationale de Bonlieu (Annecy) + Mission départementale de la culture de l'Aveyron + MJC Rodez
AVEC LE SOUTIEN DE Officina et Kelemenis & cie (Marseille)
PRÉSENTATION AVEC LE SOUTIEN DE Institut Français (Afrique et Caraïbes en Création)

RÉDACTION Fabienne Cabado
TRADUCTION Neil Kroetsch

Création au Festival Danse d'ailleurs, Caen, 31 mars 2011

INFO-FESTIVAL
514 844 3822 / 1 866 984 3822