Danse 

From me I can't escape, have patience!



8, 9 et 10 juin à 19h
Durée : 45 min.

9 juin : rencontre avec les artistes après la représentation

Tarif régulier : 28$
25 ans et moins, 65 ans et plus : 21$

Photos
From me I can't escape, have patience! (c) Bruno J. D. MiguelFrom me I can't escape, have patience! (c) Bruno J. D. MiguelFrom me I can't escape, have patience! (c) Bruno J. D. Miguel
Bomba Suicida /
Lisbonne
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Chaque interprète suit une partition qui lui est propre, mais tous semblent soumis à des forces qui dépassent leur volonté et leur capacité de résistance. Comme une eau frémissant sous le souffle du vent, ils réagissent aux variations de la musique jouée en direct au piano par la chorégraphe Tãnia Carvalho. Les corps se font notes, touches, cordes, soupirs. Une jambe trace une ligne mélodique dans l’espace. Des pieds courent sur un clavier imaginaire. Des mains le frappent rageusement. Contemporaine, baroque ou romantique, la musique malmène les quatre danseurs autant qu’elle les caresse. Ils en sont pourtant les maîtres autant que les pantins. From me I can’t escape, have patience! est une brillante étude sur l’interdépendance de la danse et de la musique. L’univers déployé suinte d’atmosphères étranges et pénétrantes qui nous renvoient l’écho de psychés en proie à divers tourments et obsessions. D’inspiration expressionniste, cette oeuvre remarquable révèle la singularité et le talent de cette Portugaise qui cofonda le collectif Bomba Suicida et compte déjà une vingtaine d’oeuvres à son actif.

From me I can't escape, have patience!
Tânia Carvalho

Si Tãnia Carvalho a mené ses études en associant la danse aux arts plastiques, la relation entre la musique et le mouvement marque sa création dès le départ : le titre de son tout premier solo, La-la-lalala, indique le rythme qu’elle scandait dans sa tête tout en dansant dans le silence, et en 1997, elle crée Femme au côté d’une contrebasse… Elle ne tardera pas à se laisser attirer par la composition et par se mettre au piano. À l’issue de neuf mois de travail acharné, elle joue en direct une sonate de Mozart dans la pièce Une lenteur qui paraît vitesse, présentée en 2007. La même année, elle crée Barulhada, la fille bruyante, où une danseuse déclenche par ses mouvements les sons produits par un batteur et un bassiste. En 2008, dans Danza Ricercata, elle s’appuie sur l’engagement corporel et émotionnel d’une pianiste jouant György Ligeti pour en chorégraphier les mouvements.

Échos des médias

« Les deux morceaux des stylisticiens incomparables, Israel Galvan et Tania Carvalho, sont étonnamment univoques et, dans ce sens, courageux. Dans From me, I can't escape, la danseuse et musicienne portugaise, soutenue par son groupe, se voue tout entière au rapport son et mouvement. Sa proximité de l'expressionnisme des films allemands en noir et en blanc des années 20 est aussi reconnaissable que l'expressivité de ses quatre danseurs (Marlene Freitas, Maria Joao Rodrigues, Ricardo Batista Vidal, Luis Guerra). La chorégraphe est elle-même au piano et joue des classiques fusionnés dans un staccato parfois ironique. Les danseurs citent, se refusent, contrecarrent et finissent par présenter leurs propres objectifs, après lesquels Carvalho se subtilise dans une marche funèbre distraite. Mais avant tout, ils sont bourrés de talents, tout en étant particulièrement sympathiques. Â»

Astrid Kamiinski, Berliner Zeitung, août 2009

Crédits

Un spectacle de Bomba Suicida

Chorégraphie et musique : Tânia Carvalho  + Tania Oak Tree
Interprètes : Tânia Carvalho + Marlene Freitas + Luís Guerra + Maria João Rodrigues + Ricardo Vidal
Poème : Patrícia Caldeira
Lumières : Anatol Waschke
Costumes : Aleksandar Protich

Coproduction O Espaço do Tempo (Montemor-O-Novo)
Avec le soutien de Fundação Calouste Gulbenkian (Lisbonne) + Tanzwerkstatt (Berlin)

Rédaction : Fabienne Cabado

Hyperliens

Bomba Suicida