5, 6 et 7 juin Ă 20 h
Durée : 1 h 10
Sièges réservés
6 juin : rencontre avec les artistes après la représentation
Tarif régulier : 38$
25 ans et moins, 65 ans et plus : 31$
FILMS ET RENCONTRES
14 mai + 4 juin : film > La danseuse d'ébène
> Cinémathèque Québécoise > 18 h
3 juin : rencontre avec Faustin Linyekula
+ Salia Sanou > QG > 17 h
La voix grave d’une femme s’élève dans le silence. Son chant parle d’une Afrique murée dans la violence, et sa colère gronde. Autour d’elle, sept danseurs, hommes et femmes, sont jetés dans le feu des combats. Les sons du ngoni, du balafon, du saxophone et du djembé attisent leur révolte et leur lutte contre ’anéantissement. Les bras fouettent l’espace, le rythme traverse les corps en ondes trépidantes. Entre frénésie et lenteur, le mouvement, athlétique et brutal, cherche un chemin vers la libération. L’espoir se dessine derrière le lourd nuage de Poussières de sang. Inspirée par deux jours d’affrontements à Ouagadougou, la pièce se dresse comme un drapeau rouge et blanc pour dénoncer la violence et en appeler à la paix. Signée par les chorégraphes-interprètes burkinabés Salia Sanou et Seydou Boro, elle témoigne de la singularité du vocabulaire qui bâtit le succès international de ce duo depuis bientôt 15 ans. Une oeuvre sauvage et puissante. Un joyau brut du renouveau chorégraphique africain.
Salia Sanou et Seydou Boro s’associent dès 1994 pour créer une première œuvre, Le siècle des fous, qui remporte le premier Prix national du concours international de danse contemporaine Afrique en création. En 1997, ils fondent la compagnie salia nï seydou et produisent Fingito, l’œil troué, présentée à Montréal en 1999 par le Festival international de nouvelle danse (FIND). Depuis 2005, leur compagnie est en résidence à la Passerelle – Scène nationale de Saint-Brieuc ; et elle a entamé l’an dernier une résidence de trois ans au Centre national de la danse à Pantin. En 2008, les deux chorégraphes-interprètes ont été décorés Officiers des Arts et des Lettres par le ministre de la Culture français. Ils ont aussi reçu le Trophée Culturesfrance des créateurs (2007) et ont été sacrés Artistes de l’année par l’Organisation internationale de la Francophonie en 2002.
« Une tempête chorégraphique née d'une poudrière »
Cultures Sud, février 2010
« Les chutes, les empoignades, la brutalité de certains pas, la qualité du mouvement et la dualité du gestuel qu’interprètent les danseurs sont uniques. »
Frédéric Ilboudo , L'Opinion, juin 2008
« Poussières de sang, un chef-d'œuvre qui choque et qui interpelle les consciences sur les souffrances humaines. […] Dans une chorégraphie savamment orchestrée, Salia Sanou et Seydou Boro mettent à nu dans la poussière les souffrances engendrées par l'intolérance et la cruauté de l'homme. […] Comme des fous révoltés, ils bousculent tout sur leur chemin.»
Zakaria Yeye, Sidwaya, juin 2008
« Poussières de sang […] évoque, sans pathos, ces moments où une banale situation peut basculer dans une violence non maîtrisable, alliant coup d’état et pillages. […] Dans des danses collectives, répétitives, ils scandent le désarroi de ceux qui se relèvent encore après la chute, accompagnés par la musique live de quatre instrumentistes qui varient les registres, des percussions à la chanson populaire. »
Marie-Christine Vernay, Libération, juin 2008
« Cette chorégraphie puissante semble figurer parmi les pièces les plus convoitées par les organisateurs de spectacles, au cours de cette édition de Montpellier Danse. »
Sophie Lescure, La Croix, juillet 2008
« Intense, impulsif, véloce, athlétique, frénétique, le langage des corps provoque […] quelque chose de très fort, qui s'infiltre dans nos propres corps de spectateurs. »
Anne Leray, l'Hérault du jour, juin 2008
Un spectacle de la Compagnie Salia nĂŻ Seydou
Chorégraphie : Seydou Boro + Salia Sanou
Musique et interprétation : Oumarou Bambara + Adama Dembélé + Djata Melissa Ilebou + Mamadou Koné + Pierre Vaiana
Danseurs : Seydou Boro + Adjaratou Ouédraogo + Ousseni Sako + Salia Sanou + Bénédicth Sene + Boukary Séré + Asha Thomas
Lumières : Eric Wurtz
Costumes : Martine Somé
Scénographie : Ky Siriki
Coproduction La Passerelle - Scène nationale de Saint-Brieuc + Festival international Montpellier danse (création 2008) + Le Volcan – Scène nationale – Maison de la culture du Havre + Théâtre de la ville (Paris) + Théâtre de la Bastille / Théâtre de l’Agora + Scène nationale d’Evry et de l’Essonne dans le cadre des résidences de création soutenues par la région Île-de-France + Centre national de la danse (Pantin) + Culturesfrance + Centre culturel français de Ouagadougou + Centre de développement chorégraphique – La Termitière de Ouagadougou
Avec le soutien du Ministère de la culture et de la communication – DRAC de Bretagne + Conseil général des Côtes d’Armor
Présentation : Festival TransAmériques
En collaboration avec Usine C
Rédaction : Fabienne Cabado