De quoi sommes-nous les héritiers ? Quelles sont les forces jaillies du passé qui déterminent malgré nous nos pensées et nos actes ? Quelles sont ces anciennes promesses qui nous emprisonnent ou nous libèrent ? À travers un théâtre-fleuve d’un lyrisme éperdu porté par des acteurs d’exception, trois fois Wajdi Mouawad nous entraîne des ténèbres à la clarté. Wilfrid de Littoral, Jeanne et Simon d’Incendies et Loup de Forêts émergent à peine de l’adolescence pour se retrouver, chacun selon son destin, face aux forces terribles — guerres, exils, idéologies perverties, déshumanisation — qui façonnent notre siècle et nos vies. Cousus avec les lambeaux d’une Histoire désagrégée, ces trois récits épiques claquent comme les oriflammes d’une jeunesse qui refuse la mort qu’on lui impose, puisant leur force d’envoûtement dans les mythes anciens que l’auteur a su retrouver sous le fatras informe du babil informatique et de l’information continue. Cette immense saga théâtrale se déploie enfin à Montréal, pour une seule représentation. Événementiel !
« Un triomphe comme le festival (Avignon) n’en avait pas connu depuis bien des étés et qui signe la réconciliation profonde de la manifestation avec un théâtre d’art, un théâtre de textes qui éclairent le monde. »
Le Figaro, 2009
« (Wajdi Mouawad) un des rares créateurs aptes à donner le goût du théâtre aux nouvelles générations (...) Longtemps les applaudissements se sont fait entendre. Ils étaient émus, comme les visages aux entractes, comme le silence rare de l’écoute. »
Le Monde, 2009
« Trois pièces de théâtre bourrées de poudre cocaïnée, explosantes fixes dans nos fors intérieurs. (…) Contre la normalisation aseptisée des sciences humaines, le théâtre de Wajdi Mouawad donne à voir l’absolue victoire des mots. Courez-y. »
France Soir, 2009
« Ce qui frappe, c'est la cohérence de ce cycle que Mouawad a appelé Le Sang des promesses. On en avait déjà pris conscience, mais assister aux trois pièces, l'une derrière l'autre, permet de goûter à toutes les obsessions du créateur, à ses révoltes, à ses angoisses, à ses espoirs, en somme à sa foi, qui est aussi la nôtre. J'ai le sentiment d'avoir vécu une odyssée, un périple, un moment qui pourrait bien tenir une place importante dans l'histoire du théâtre québécois. »
Voir, 2009
Texte et mise en scène : Wajdi Mouawad
Avec Jean Alibert, Annick Bergeron, Véronique Côté, Gérald Gagnon, Tewfik Jallab, Yannick Jaulin, Andrée Lachapelle et/ou Ginette Morin, Jocelyn Lagarrigue, Linda Laplante, Catherine Larochelle, Isabelle Leblanc, Patrick Le Mauff, Marie-France Marcotte, Bernard Meney, Mireille Naggar, Valeriy Pankov, Marie-Eve Perron, Lahcen Razzougui, Isabelle Roy, Emmanuel Schwartz, Guillaume Séverac-Schmitz, Richard Thériault
Dramaturgie : Charlotte Farcet
Assistant mise en scène : Alain Roy
Conseiller artistique : François Ismert
Scénographie : Emmanuel Clolus
Lumières : Martin Labrecque et Martin Sirois
Costumes : Isabelle Larivière
Direction musicale : Michel F. Côté
Son : Michel Maurer
Maquillage et coiffures : Angelo Barsetti
Production : Au Carré de l'Hypoténuse et Abé Carré Cé Carré - compagnies de création (Paris – Montréal)
Coproduction : Espace Malraux scène nationale de Chambéry et de la Savoie (France), Festival d’Avignon (France)
Avec l’appui du Ministère de la culture, des communications et de la condition féminine–Québec, du Conseil des arts et des lettres du Québec, du ministère des Relations internationales–Québec, du Conseil des Arts du Canada en collaboration avec le Centre culturel canadien, et de la Région Rhône-Alpes
En collaboration avec la Place des Arts et le Carrefour international de théâtre de Québec
Rédaction : Paul Lefebvre
Photos : Jean-Louis Fernandez