11 et 12 juin Ă 20 h
Durée : 1 h
Théâtre-Maisonneuve
Sièges réservés
11 juin : rencontre avec les artistes après la représentation
Tarif régulier : 60$ / 52$ / 35$
25 ans et moins, 65 ans et plus : 50$ / 41$ / 25$
Billets également en vente à la Place des Arts au 514-842-2112
FILMS ET RENCONTRES
19 mai > 18 h + 30 mai > 17 h : film
Saburo Teshigawara, danser l'invisible
précédé de Passare
> Cinémathèque Québécoise
Chorégraphe, danseur, plasticien, Saburo Teshigawara sait la force des images. Ses pièces produisent des fulgurances visuelles qui en font l’un des plus importants artistes de notre temps. Sans nier sa formation en danse classique, le geste de Teshigawara existe dans l’espace comme des particules de vapeur, avec cette façon japonaise de laisser l’art se déployer tout en préservant sa part de mystère. Miroku, c’est le nom du futur Bouddha. Celui qui viendra lorsque le monde sera harmonie. Mais l’harmonie pour Teshigawara n’est jamais achevée, elle exige une lutte de tous les instants. Sur la scène, épurée jusqu’au vide, le danseur est silhouette, monstre de clarté ou géant d’ombre dans un paysage de lumière. Dans son corps surarticulé, hyper-précis, l’équilibre est dans le frottement des contraires. Voilà des bras et des jambes fluides comme des algues. Voilà des staccatos nerveux qui décomposent le mouvement comme un vieux film. Voilà surtout une présence aiguë, une technique de l’être, en pleine plongée. Un rendez-vous chorégraphique exceptionnel, pour célébrer, après dix ans d’absence, le retour à Montréal de cet artiste incontournable.
Teshigawara fonde en 1985 la compagnie KARAS — corbeau, en japonais — avec la danseuse Kei Miyata, afin de chercher de nouvelles formes de beauté. Il a signé sous KARAS une quinzaine de pièces d’ensemble. Miroku, achevé en 2007, est le plus récent des huit solos de Teshigawara, après, entre autres, Bones in Pages en 1991 — recréé en 2003, pour lequel il reçoit un prestigieux prix Bessie — , Here to Here en 1995, qui sera recréé en 2007, et Light Behind Light en 2000. L’an dernier, la série Danse Danse a reçu Para-Dice une œuvre chorégraphiée par Teshigawara pour le Ballet du Grand Théâtre de Genève.
« Dans un dispositif de lumières d'une perfection poétique rarement atteinte, Saburo réussit cet exploit de rendre le temps et l'espace palpables par la seule expression des mouvements du corps. […] Miroku, une pièce qui affirme comme jamais le raffinement de sa danse et sa maîtrise extrême. »
Annie Bozzini, Directrice du Centre Chorégraphique de Toulouse et du festival «C'est la danse contemporaine», février 2010
« Un spectacle hors normes ! »
Stéphane Boularand, La dépêche du Midi, février 2010
« Miroku a la beauté pure et forte des chefs-d'œuvre japonais. Teshigawara l'habite avec une telle maestria qu'on sort du spectacle avec l'impression d'avoir vu l'espace se dilater, et de respirer différemment. »
Ariane Bavelier, Figaroscope, octobre 2009
« Plus que jamais dans Miroku, le corps terrestre de Teshigawara disparaît au profit d'une œuvre globale, puissante, envoûtante. »
Mathieu Laviolette-Slanka, evene, juillet 2008
« Solo magistral […]. Avec intelligence, il utilise la lumière pour créer un environnement entre harmonie et puissance.»
Jean-Jacques Sarciat, Montpellier Plus, juillet 2008
Un spectacle de Karas + New National Theatre Tokyo
Chorégraphie, interprétation, scénographie, lumière et costumes : Saburo Teshigawara
Sélection musicale : Neil Griffiths + Kei Miyata + Saburo Teshigawara
Production + tournées : Epidemic
Présentation Festival TransAmériques
En collaboration avec Place des Arts